Lettres aux syndicats

AVRIL 2024

 

 Le 30 mai , pour nos salaires, tous au Ministère! 

 

Paris à l’heure où ces lignes sont écrites, l’armée israélienne a commencé à bombarder Rafah où vivent 1,4 millions de palestiniens. Depuis le 7 octobre, plus de 40000 d’entre eux, pour la moitié des femmes et des enfants sont morts et d’ores et déjà nous savons que des milliers de victimes se trouvent dans les décombres. La population est en état de survie, l’aide humanitaire n’entre quasiment plus dans la bande de Gaza. Ce massacre de la population à Gaza ainsi que celui des palestiniens de Cisjordanie par les colons israéliens, est bien un génocide. Il ne faut pas avoir peur des mots ! Et tout cela sous les yeux du monde entier et toutes les voix qui s’élèvent partout dans le monde pour le dénoncer seraient celles d’antisémites. Comment peut-on rester là à ne rien dire sauf à être complices du massacre ? Dans de nombreux pays, c’est la jeunesse qui se soulève, organise l’occupation des universités pour exiger le cessez le feu, la libération des otages. En France comme ailleurs, les étudiants sont violemment réprimés au sein même des universités qui ne sont pourtant pas des lieux où la police est autorisée à pénétrer. 

Dans le même temps, les combats continuent en Ukraine et en Russie. Le président Macron a réitéré ne pas exclure l’envoi de troupes au sol en Ukraine, et la réponse immédiate de Poutine c’est la « préparation à l’utilisation d’armes nucléaires non stratégiques ». L’escalade se poursuit sans jamais envisager la recherche d’un accord de paix. Et les marchands d’armes peuvent continuer à augmenter leur production et à s’enrichir ! 

 Les premières victimes de ces combats, sont les travailleurs et leurs familles, et les syndicalistes que nous sommes ne peuvent l’accepter. 

Notre rôle c’est d’être aux côtés de ceux qui luttent pour leur liberté, pour vivre dignement et pour la paix. C’est pourquoi, l’union nationale apporte son soutien à tous ses militants qui participent aux rassemblements aux manifestations dans leur département.

L’utilisation par le gouvernement de la répression contre la jeunesse, contre les travailleurs témoigne de sa faiblesse. La répression s’abat sur les artistes, les syndicalistes, la jeunesse, certains partis politiques, en résumé sur tous ceux qui osent exprimer leur désaccord à cette politique de soutien à la guerre, a la politique de mise en oeuvre de contre réformes. Il n’est plus possible que les manifestations, les rassemblements fassent l’objet d’interdiction pour être par la justice enfin autorisée ! Ce sont les attaques réitérées contre le droit de grève, les menaces de dérèglementation particulièrement dans le transport. Ce gouvernement n’accepte pas que les négociations menées dans les entreprises comme à la SNCF puissent aboutir à une signature par l’ensemble des organisations syndicales ! Et c’est exactement ce qui se passe dans la CCN 51 où le ministère a refusé d’agréer le premier accord sur la prime Grand Age signé par toutes les organisations syndicales faisant fi de la négociation collective et du paritarisme.

Dans de nombreux pays, comme en France, les gouvernements mettent en place une économie de guerre en imposant une politique d’austérité économique. C’est ainsi que le gouvernement a décidé de s’attaquer aux droits des chômeurs en diminuant la durée d’indemnisations en réduisant leur montant. Il poursuit son oeuvre de destruction de la Sécurité Sociale, il augmente les franchises sur les consultations, les médicaments, fait la chasse aux prescriptions médicales, aux arrêts de travail pour maladie. Dans la Tribune de dimanche 5 mai 2024, le Président déclare qu’il ira au bout de sa politique, notamment sur le « choc des savoirs et le pacte enseignant pour l’éducation nationale, les hôpitaux seront réorganisés ! Mais la réorganisation pour Macron et ses sbires, c’est la fermeture de lits, de 

services. C’est réduire les moyens pour nos établissements et particulièrement dans le secteur non lucratif. La question est différente pour le secteur lucratif qui bénéficie des aides de l’état sans exigences de contreparties et qui rémunère des actionnaires plutôt que ses salariés. Laisser Macron poursuivre sa politique, c’est une nouvelle loi travail dès la rentrée, pour aller au bout de son objectif, la destruction du Code du Travail et l’affaiblissement des organisations syndicales. 

Alors oui que Macron et ses ministres s’inquiètent car les voix discordantes qui se font entendre et ne se tairont pas de sitôt et nous continuerons à organiser les salariés pour qu’ils obtiennent satisfaction. Nous soutiendrons tous les syndicats qui se battent sur leurs revendications. Et le 30 mai nous serons à Paris devant le ministère pour exiger tous ensemble les augmentations de salaires, les moyens pour améliorer nos conditions de travail, le maintien et l’amélioration de nos droits conventionnels.

Nous ne lâcherons rien !

Sommaire:

 - Edito page 1 

-Mobilisation 30 mai page 3 

-Communiqué FHP page 14 

- Flash Infos EFS page 16 

- Compte-rendu CPPNI BASS du 04/04/2024 page 22 

- Compte-rendu CPPNI BASS du 18/04/2024 page 24 

- Communiqué BASS du 16/05/2024 page 26 

- Compte-rendu CPPNI CRF du 5/03/2024 page 28 

 

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