Lettres aux syndicats

Edito du Secrétaire général
Le mépris doit cesser, la mobilisation s’impose !
Dans un monde marqué par l’embrasement du Proche et du Moyen- Orient et par la montée des logiques de guerre, nous réaffirmons notre attachement indéfectible à la paix, au respect du droit international et à la solidarité entre les peuples. Les travailleurs n’ont pas à financer les conflits pendant que les besoins sociaux essentiels sont sacrifiés. Depuis le 28 février, Les États Unis et Israël ont déclenché la guerre à l’Iran tuant de nombreux civils dont des élèves dans leur école et en ciblant un hôpital. Et c’est maintenant le Liban auquel ils se sont attaqués.
Il est urgent d’exiger un cessez-le-feu général. Cette fuite en avant guerrière n’apporte que désolation et souffrances, touchant avant tout les populations civiles. Les expéditions militaires passées soi-disant pour libérer les peuples du joug de leur dictateur, comme celles d’Irak ou d’Afghanistan, n’ont jamais apporté la liberté promise à leurs peuples mais semé le chaos, la désolation. Une fois encore, ce sont les travailleurs et leurs familles qui en paient le prix.
L’UNSSP-FO continuera de se mobiliser pour la paix, comme elle l’a fait en juin 2025 devant la Commission européenne à Bruxelles ou lors du meeting international pour la paix à Paris en octobre 2025. Nous serons également présents au rassemblement international prévu à Londres en juin 2026 à l’initiative des syndicats britanniques et de la « coalition stop the war ».
Au nom de la soi-disant nécessité impérieuse d’un réarmement massif le gouvernement impose aujourd’hui une nouvelle cure d’austérité avec des restrictions budgétaires massives. La guerre au Moyen Orient va peser lourdement sur les salariés, les fonctionnaires, les chômeurs et les retraités. Les cours de pétrole et du gaz vont augmenter et fragiliser toute l’économie. A cette situation, il faut opposer nos revendications. C’est le rôle d’une organisation syndicale libre et indépendante comme la notre !
Cette politique constitue une impasse : socialement injuste, économiquement inefficace et démocratiquement dangereuse. La recrudescence des idées nauséabondes doit nous rappeler que FO a toujours combattu toutes les formes de racisme, de sexisme et toutes les idéologies fondées sur le rejet de l’autre.
Pendant que les travailleurs se serrent la ceinture, notre modèle social est méthodiquement démantelé. La Sécurité sociale, l’Assurance chômage, le paritarisme et les droits syndicaux sont attaqués. Même le 1er mai, symbole historique des luttes ouvrières et de la solidarité internationale, est remis en cause par des politiques toujours plus hostiles au monde du travail.
Toujours rien pour les salaires !
Toujours rien pour l’amélioration des droits et des conditions de travail !
Une fois encore, les salariés de la santé privée sont sommés de patienter alors que leurs conditions de travail se dégradent et que leur pouvoir d’achat s’effondre.
Pendant ce temps, les attaques se multiplient avec le report du plan Grand Âge, la suppression d’emplois publics, la hausse des franchises médicales, le gel des prestations sociales ou l’instauration d’un ticket d’entrée de 50 euros pour saisir les prud’hommes.
Tout est organisé à travers la loi de finance de la sécurité sociale et celle sur le budget de l’état pour faire payer la crise aux salariés, aux retraités et aux plus modestes, tout en restreignant l’accès aux droits.
Dans le même temps, le patronat continue de bénéficier d’un véritable système d’assistance publique : 89 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales et plus de 211 milliards d’euros d’aides publiques chaque année, sans aucune contrepartie sociale.
Et pendant que les soignants comptent chaque euro pour vivre dignement, les actionnaires des quarante plus grands groupes français ont capté 107 milliards d’euros en 2025.
Dans la santé privée, la situation s’apparente désormais à une véritable saignée. Nous refusons que les professionnels du soin et de l’accompagnement deviennent les victimes permanentes de choix budgétaires et financiers dictés par la rentabilité.
Le temps du constat est terminé.
Face au mépris, face à l’austérité, face au blocage des salaires, la mobilisation devient une nécessité. Sans les travailleurs, il n’y a ni soins, ni accompagnement, ni solidarité.
Nous refusons toute logique de guerre, toute économie de guerre.
Cessez le feu immédiat
De l’argent pour soigner pas pour les rafales
Pain, paix, liberté !
SOMMAIRE :
- Editorial ............................................................. 1
- Communiqués de presse et tracts .................. 4
- Compte-rendu CPPNI CCN51
du 13/01/2026 ....................................................... 8
- Compte-rendu CPPNI BASSMS
du 12/02/2026 ....................................................... 9
- Flash inFO EFS................................................. 15
- Compte-rendu CPPNI Cabinets médicaux
du 19/02/2026 ...................................................... 20
- Compte-rendu CPPNI Cabinets vétérinaires
du 10/02/2026 ....................................................... 23
- Compte-rendu CPPNI Cabinets dentaires
du 12/02/2026 ........................................................ 26
-La vie des syndicats ........................................... 28
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